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Echange avec Besix

Parmi toutes les incertitudes auxquelles le secteur de la construction est confronté aujourd’hui, un défi se démarque particulièrement : le développement des compétences et de l’état d’esprit nécessaires pour s’adapter à un environnement en constante évolution.

Face à l’accélération de la transformation numérique, à l’évolution des méthodes de travail et à l’importance croissante des données, les entreprises doivent non seulement investir dans les technologies, mais aussi accompagner leurs collaborateurs dans l’acquisition de nouvelles compétences et de nouvelles façons de travailler.
Dans cet entretien, BESIX partage sa vision des leviers qui permettent aux organisations de rester agiles et résilientes dans un contexte où l’adaptabilité est devenue un facteur clé de réussite.

Entretien avec BESIX

On parle beaucoup du rôle et de l’impact des nouvelles technologies dans le secteur de la construction. Pourtant, la technologie seule ne permet pas de résoudre les défis auxquels le secteur est confronté. Les entreprises ont besoin de professionnels compétents et bien formés pour tirer pleinement parti de la valeur apportée par l’innovation technologique.
Nous avons échangé avec Hans Jansen et Kristof Vandenbogaerde de BESIX, groupe international de construction, afin de mieux comprendre les enjeux liés à la transformation des compétences et des mentalités dans le secteur de la construction.

L’impact potentiel de la technologie dans le secteur de la construction

La transformation technologique du secteur de la construction est en marche et modifiera en profondeur notre façon de travailler, tant sur les chantiers qu’au bureau. Dans le même temps, il est clair que le chemin à parcourir reste important.

Kristof avertit que cette nouvelle vague de technologies pourrait, sans préparation adéquate, « mettre le secteur sous forte pression dans les cinq à dix prochaines années. La façon dont nous, en tant qu’ingénieurs, utilisons et exploitons les données va complètement changer. »

Nous disposons aujourd’hui de solutions capables d’aider le secteur à se développer, même dans un contexte d’incertitude. Mais ces mêmes solutions peuvent également représenter un risque si elles ne sont pas mises en œuvre de manière adaptée. Une grande partie du défi réside dans la répartition inégale des compétences et des connaissances technologiques au sein du secteur.

 

Une répartition inégale des compétences qui fragilise la résilience du secteur

Les compétences numériques sont réparties de manière inégale dans le secteur de la construction, ce qui peut entraîner des difficultés de communication et des processus de travail moins efficaces au sein des projets.

Comme l’explique Kristof :

« Il y a deux mois, j’ai présenté un exposé à nos ingénieurs de chantier et je leur ai demandé qui utilisait l’intelligence artificielle, sous quelque forme que ce soit. Je pense que moins de 20 % ont levé la main.

Nous travaillons au siège et nous avons tendance à supposer que beaucoup de collègues utilisent déjà l’IA. La réalité est différente. Les équipes de chantier commencent leur journée à 5 heures du matin et travaillent jusqu’à 16 heures. Elles sont constamment sous pression et disposent de peu de temps pour explorer de nouvelles possibilités. »

Cette situation se retrouve dans l’ensemble du secteur et rend la conduite du changement encore plus complexe.

 

Sensibiliser aux possibilités offertes par la technologie

De nombreux professionnels du secteur de la construction ne connaissent tout simplement pas toutes les possibilités offertes par les innovations technologiques. Un large éventail de solutions est disponible, mais leurs bénéfices ne sont pas toujours immédiatement perceptibles. Il est important de souligner que cette réalité concerne les professionnels de tous âges.

Hans explique :

« C’est avant tout une question humaine. Je ne pense pas que l’âge joue un rôle déterminant ; c’est surtout une question d’état d’esprit. On observe souvent davantage d’intérêt pour l’IA chez les jeunes générations, mais de nombreux collègues plus expérimentés sont tout aussi ouverts à son utilisation. »

Kristof ajoute que le véritable enjeu réside principalement dans la manière d’aborder la technologie, au-delà d’une simple ouverture d’esprit :

« Je constate un véritable décalage dans la perception de l’usage de la technologie. Oui, les collaborateurs sont ouverts aux nouvelles technologies, mais non, ils ne les utilisent pas encore de manière structurée. »

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